Mardi 13, de place d'Italie aux Invalides, c'était joyeux et la jeunesse était belle.
Pas toujours super polie mais honnête.
Là, les bonzomes-en-bleu cagoulés ont décidé de charger. Je pense que des sommations furent murmurées mais je dois être trop vieille et sourde car bien que juste à côté, je n'ai rien entendu.
Beaucoup de serum phy et de kleenex dans la foule si triste de se voir bousculée...
Samedi 17, j'aurais aimé défiler joyeusement mais je suis restée coincée trois heures devant la place de la République bondée-nassée-fermée.
Autour de moi, des jeunes, des vieux, des moyen-jeunes, des moyen-vieux, beaucoup (beaucoup) de pancartes.
Je suis très d'accord avec la pancarte ci-dessous, sauf sur l'orthographe je dirais.
J'ai nettoyé un crâne qui venait de se prendre un coup de matraque et où le sang coulait. Le crâne m'a dit travailler à l'hôpital ; il tenait son doigt cassé. Un homme se présentant comme médecin a insisté sur le fait que le crâne devait déclarer l'accident pour que les blessés soient comptés. Un autre à côté a renchérit en précisant qu'il était avocat.
Au bout d'une douzaine de charges de police faisant reculer la foule qui voulait passer la place pour rejoindre le défilé, j'ai fini par repartir sans avoir pu rejoindre la marche, emportant sur moi l'odeur des lacrymos.
LIEN de bas de billet :
Pas toujours super polie mais honnête.
Là, les bonzomes-en-bleu cagoulés ont décidé de charger. Je pense que des sommations furent murmurées mais je dois être trop vieille et sourde car bien que juste à côté, je n'ai rien entendu.
Beaucoup de serum phy et de kleenex dans la foule si triste de se voir bousculée...
Samedi 17, j'aurais aimé défiler joyeusement mais je suis restée coincée trois heures devant la place de la République bondée-nassée-fermée.
Autour de moi, des jeunes, des vieux, des moyen-jeunes, des moyen-vieux, beaucoup (beaucoup) de pancartes.
Je suis très d'accord avec la pancarte ci-dessous, sauf sur l'orthographe je dirais.
J'ai nettoyé un crâne qui venait de se prendre un coup de matraque et où le sang coulait. Le crâne m'a dit travailler à l'hôpital ; il tenait son doigt cassé. Un homme se présentant comme médecin a insisté sur le fait que le crâne devait déclarer l'accident pour que les blessés soient comptés. Un autre à côté a renchérit en précisant qu'il était avocat.
Au bout d'une douzaine de charges de police faisant reculer la foule qui voulait passer la place pour rejoindre le défilé, j'ai fini par repartir sans avoir pu rejoindre la marche, emportant sur moi l'odeur des lacrymos.
LIEN de bas de billet :
- "Je n'ai rien compris à ce que j'ai vu", article de Guillaume Tion sur Libération
