
(Voir aussi : "Je vous salue" )
Souvenir de Martinefa - Le blog de Martinefa - Le site de Martinefa
août 2010 - Dessin
mai 2010 - Texte
Ta maison imprégnée de l'humeur de la pierre
Rappelle au païen un siècle de prières
Combien de rêves germèrent dans la toile accrochée
Combien d'enfants cachés derrière un tablier
mai 2010 - Texte
Au collège, je ne faisais rien qu’à penser à mon boy-friend, au lieu de me concentrer sur mes compositions. C’était un grand gars aux doux yeux bleus et à la voix charmeuse que je ne voyais que pendant les vacances. Ahlala comme j’étais contente de le retrouver au mois de juillet ! Mais ça ne durait pas ...
décembre 2009 - Texte
Je ne me souviens pas très clairement du temps où je croyais au Père Noël ; je l’ai peut-être imaginé posant son traineau sur le toit de ma maison ou rôdant dans le couloir, passant devant ma chambre, le dos courbé sous le poids des cadeaux. Mais ce dont je me souviens parfaitement aujourd’hui encore, c’est du jour où j’appris qu’il n’existait pas.
novembre 2009 - Texte
Novembre 1989... Encore un réveil difficile... je tombe quasiment de la mezzanine où se trouve mon lit, je me traîne jusqu'à la cuisinière et je mets à chauffer ma cafetière italienne préparée la veille au soir... oh oui, je suis bien plus efficace le soir! Puis je rampe jusqu'à la douche. Que je sorte ou pas, je ne suis pas du matin... La douche prise j'attaque mon petit déjeuner affalée sur le matelas posé à même le sol qui me tient lieu de canapé. C'est à ce moment-là que ma conscience a enfin entendu les mots prononcés par les journalistes à la radio... le mur de Berlin est tombé dans la nuit... Mince! Pour une nouvelle, c'est une sacrée nouvelle! Caféine ou pas, me voilà bien réveillée tout d'un coup. Et tout en mâchouillant ma tartine, je me souviens...
octobre 2009 - Texte illustré
Entends-tu le rire discret du vent?
L'homme aux mains crayeuses,
se joue de l'humeur grise de la mer...

septembre 2009 - Texte
J'avais 6 ans, j'étais au CP. La directrice de l’école est venue me chercher dans la classe avec un air grave. Il fallait que je rentre à la maison. Ma grande soeur était venue me chercher. Je me souviens des vêtements que je portais et de mon incompréhension du moment mêlée d'une innocence qui faisait que je ne me rendais compte de rien. Je portais une robe à carreaux bleus et marron, j'avais les cheveux longs et des chaussures blanches. Ma soeur m'attendait dans la cours. Elle m'a pris la main et n'a rien dit, je n'ai rien demandé, j'ai baissé la tête. Nous sommes rentrées à pieds à la maison. Il n'y avait personne. Mon autre soeur était chez ma tante. Ma soeur marchait dans la maison, elle allait et venait d'une fenêtre à l'autre. Il y avait un silence pesant. Je n'ai rien demandé.
août 2009 - Texte illustré

Le
vent a tourné ... Alice y a plongé les cheveux, sans y croire et
n'arrive pas à se réveiller de son ivresse si douce ... Elle ouvre les
yeux, les frotte et n'en revient pas. La vie est belle, la chance est
ici, l'avenir est là-bas.
août 2009 - Texte illustré

Par la fille embrassant le front de sa mère
Dont le haut cercueil se ferme
juillet 2009 - Texte
Je suis dans un café, le plus proche de chez moi. Une vingtaine de pas tout
au plus. J’ai investi l’une des tables avec vue sur le monde. Je commande un liégeois,
subtil mélange de sirop de grenadine et d’orangeade.
En attendant le retour du serveur, tapi dans un coin sombre, j’apprécie
l’ambiance du bistrot mi-vide, le balai des habitués, piliers, joueurs de bingo,
café d’affaires, ados perdus, chômeurs ou retraités solitaires. La richesse
d’une réalité concentrée au milieu des brouhahas de la circulation et des
passants pressés qui ne daignent même pas jeter un œil à travers les baies
vitrées aux décorations de noël délavées.
Les enceintes de la taverne expectorent quelques variétés anglo-saxonnes, de
mièvres slows. L’heure pour moi de constater la non-singularité de mes amours adultescentes.
Si les murs étaient recouverts de papier-peint fleuri, ce dernier s’affalerait
en lambeaux, fané, cisaillé par la décrépitude de la musique.
juillet 2009 - Texte
NOTE IMPORTANTE : la lecture de ce souvenir est déconseillé aux enfants.
Juillet 1991,
J'ai 16 ans depuis peu, et ne suis pas trop
chamboulée maintenant par les changements de l'adolescence. Je me
découvre jeune femme, ça fait peu de mois que j'ai enfin la paix des
hormones, ma puberté un peu tardive est enfin terminée. Je me sens
bien.
Je suis enfin libérée des camarades qui m'accompagnent
depuis la 6ème grâce cet avis de redoublement inattendu, fait pour me
stimuler paraît-il, auquel j'ai refusé de faire appel à la stupéfaction
générale, et qui me donne la liberté de quitter ce groupe dont je ne me
sens pas membre. Redoublement salvateur de ma seconde, que je béni
encore aujourd'hui tant je me suis sentie à l'aise toute les années
suivantes.
juillet 2009 - Texte
juillet 2009 - Texte
Je cours, je cours, avec tous les autres enfants du village, on crie, on
rit, on cataclope;
et soudain silence, un grand sonne, on entre; " bonjour pépère ".
On s'installe tous dans la petite cuisine, salon , salle à manger, calmes.
Certains sont debout, d'autres ont une chaise.
Il y a le tableau de la semeuse et à côté ... UNE TELEVISION.
Zorro va commencer! je suis en apesanteur... Bernardo est muet mais il
n'est pas sourd, Pourquoi Zorro ne dit-il pas à son père qu'il est
Zorro? Est-ce que Tornado sera sous la fenêtre?
Est-ce que je respire? mon bonheur est total.
C'est déjà fini "merci pépère , à jeudi"
Galopade, on court, on rit, "tu es le sergent Garcia", "non c'est toi!".
J'ai faim.Dans ma poche il y a un bout de pain et un morceau de sucre.
On va au gros tilleul; je mangerai dans l'arbre.
Souvenir de Clarinette
juillet 2009 - Texte illustré

juillet 2009 - Texte illustré

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